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Vespcondove

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, Ou comme cestuy-là qui conquit la toison, Et puis est retourné, plein d'usage et raison,

Beijing suite poetique 2

Passage a Beijing ce WE. Du palais d ete a la cite interdite, de la muraille de Chine au quartiers d antique de la cite imperiale, je publie cette semaine une suite poetique a Beijing en photo.

 

Le Barbier de Beijing

 

Hao ! Hao ! c'est le barbier
Qui secoue au vent sa sonnette !
Il porte au dos, dans un panier,
Ses rasoirs et sa savonnette

Au bruit de son bassin de fer,
Le marchand qui vient sur sa porte,
Sent courir, le long de sa chair,
Une démangeaison plus forte.

C'est en plein air, sous le ciel pur,
Que le barbier met sa boutique :
Les bons clients, au pied du mur,
Prennent une pose extatique.

Le patient, dans son sommeil,
Part pour le pays bleu des rêves ;
Il voit la lune et le soleil
Danser, sur de lointaines grèves.

Cependant, glissant sur la peau,
La lame où le jour étincelle
Court, plus rapide qu'un oiseau
Qui frôle l'onde avec son aile ;

Toujours plus beau, toujours plus fort,
En gardant ses libres allures,
Il fauchera, jusqu'à la mort,
Les barbes et les chevelures.

Poesie de Louis Bouilhet (1822-1869)

 

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Quinquine 08/05/2012 18:21


Je n'ai pas plagié. J'ai simplement été inspirée.


La séance rasage de mon pépé        


"Bonjour! bonjour!" disait mon pépé.


Il buvait son café


Et puis, à l'étage, il remontait.


Un rituel chaque jour renouvelé:


Son blaireau en soie, il caressait.


Le savon à barbe, dans un bol grisé,  


Tournait, tournait.


Et ça moussait, moussait.


Son "coupe-chou", tel une épée,


Passait au plus près.


Sa peau devenait bien lissée.... 


De l'eau tiède et voilà, il était rasé.


Restait à parfumer !


Il redescendait l'escalier


Et donnait sa joue à embrasser.


"- Suis-je bien frais ?


 - Oui, je t'aime, mon pépé."


Cet instant de pureté,


Je ne l'oublierai jamais.


Et, un jour dernier, pour voyager,


Un barbier, à Dieu, t'a rendu parfait.


                  ( Marie-Jeanne



N.B. Ce rasoir très acéré, je l'ai toujours, au fond d'un tiroir, bien à l'abri, surtout quand mes enfants étaient
petits.                                                        

Annick 07/05/2012 20:45


un poème très réaliste!

lizagrèce 07/05/2012 14:42


Très bonne idée !


http://maisondeliza.over-blog.fr

daniel.l 05/05/2012 20:11


bonsoir! un poème que je ne connaissais pas... un poème réaliste, en fait...! bonne soirée, à bientot, daniel!

genevieve 05/05/2012 18:12


bon w.e à Pekin..tu peux faire le guide..mais un conseil ne fréquente pas ce barbier..bisous