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Vespcondove

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, Ou comme cestuy-là qui conquit la toison, Et puis est retourné, plein d'usage et raison,

Décembre

Bientot le week end de 4 jours.
He oui, en Italie le 8 decembre est un jour de conges et nous avons le grand pont.

Après un mois de Novembre chargé en voyage : balade en Turquie et traversée de la France en 4 jours,
le mois de Décembre sera également riche.

J'aime Alfred de Musset, grand voyageur, qui me donne toujours des nouvelles idées de voyage.
Dans ce poème "la nuit de dècembre", vous avez la réponse à où nous serons  dans 2 jours.

Pise, au pied de l'Apennin ;
A Cologne, en face du Rhin ;
A Nice, au penchant des vallées ;
A Florence, au fond des palais ;
A Brigues, dans les vieux chalets ;
Au sein des Alpes désolées ;

A Gênes, sous les citronniers ;
A Vevey, sous les verts pommiers ;
Au Havre, devant l'Atlantique ;
A Venise, à l'affreux Lido,
Où vient sur l'herbe d'un tombeau
Mourir la pâle Adriatique


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À propos

Vespcondove

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, Ou comme cestuy-là qui conquit la toison, Et puis est retourné, plein d'usage et raison,....
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Mahina 03/01/2010 22:24


Que de belles photos chez toi!!!


Dany85 12/12/2009 08:24


sympa ça, votre mois de décembre ressemble a notre mois de mai ;=) avoir les deux ce serait bien, et 1 $$$
bonne journée


Linda et Picasso ::0071::0079:: 03/12/2009 20:52


ici le 6 decembre c'est saint nicolas pas de congé mais c'est la féte des enfants ...et des grands..
bisous et texte du soir
+ clik
Ballade à la Lune

C'était, dans la nuit brune,
Sur le clocher jauni,
La lune
Comme un point sur un i.

Lune, quel esprit sombre
Promène au bout d'un fil,
Dans l'ombre,
Ta face et ton profil ?

Es-tu l'œil du ciel borgne ?
Quel chérubin cafard
Nous lorgne
Sous ton masque blafard ?

N'es-tu rien qu'une boule,
Qu'un grand faucheux bien gras
Qui roule
Sans pattes et sans bras ?

Es-tu, je t'en soupçonne,
Le vieux cadran de fer
Qui sonne
L'heure aux damnés d'enfer ?

Sur ton front qui voyage,
Ce soir ont-ils compté
Quel âge
A leur éternité ?

Est-ce un ver qui te ronge
Quand ton disque noirci
S'allonge
En croissant rétréci ?

Qui t'avait éborgnée,
L'autre nuit ? T'étais-tu
Cognée
A quelque arbre pointu ?

Car tu vins, pâle et morne,
Coller sur mes carreaux
Ta corne
A travers les barreaux.

Va, lune moribonde,
Le beau corps de Phébé
La blonde
Dans la mer est tombé.

Tu n'en es que la face
Et déjà, tout ridé,
S'efface
Ton front dépossédé...

Lune, en notre mémoire,
De tes belles amours
L'histoire
T'embellira toujours

Et toujours rajeunie,
Tu seras du passant
Bénie,
Pleine lune ou croissant.

T'aimera le pilote,
Dans son grand bâtiment
Qui flotte
Sous le clair firmament.

Et la fillette preste
Qui passe le buisson,
Pied leste,
En chantant sa chanson...

Et qu'il vente ou qu'il neige,
Moi-même, chaque soir,
Que fais-je
Venant ici m'asseoir ?

Je viens voir à la brune,
Sur le clocher jauni,
La lune
Comme un point sur un i.

Alfred de Musset, 1827 ou 1828, Premières poésies